En matière de politique commerciale, Guy Parmelin a misé sur des recettes d’un autre temps. Au mépris de la durabilité, de la protection du climat et des droits humains, il a défendu une politique de libre-échange néolibérale, notamment avec le Mercosur, la Chine et la Malaisie, au détriment d’un commerce plus équitable et durable. Sous sa responsabilité, la politique agricole a elle aussi marqué un coup d’arrêt aux réformes, avec des conséquences lourdes et des retours en arrière coûteux, notamment pour la protection des eaux, la biodiversité et la réduction des pesticides.  

Le cartel du pouvoir au Conseil fédéral ne représente pas la population 

L’actuelle législature, marquée par de nombreux référendums victorieux, montre que le cartel du pouvoir au Conseil fédéral gouverne sans prendre en compte la population. Il s’accroche au pouvoir malgré son manque de légitimité politique. Il mise sur l’armée, les autoroutes et les centrales nucléaires au lieu de faire enfin avancer la protection du climat ou l’égalité. « Avec cette politique du passé, la Suisse n’est pas prête à affronter les grands défis de l’avenir », dénonce Greta Gysin, présidente du groupe parlementaire des VERT-E-S. 

Les VERT-E-S attendent de la personne qui lui succédera qu’elle fasse résolument avancer la politique agricole et commerciale vers une voie écologique et sociale. Le Conseil fédéral doit placer les intérêts de la population et la responsabilité envers les générations futures au centre de son action.