Ces deux dernières semaines, des dizaines de milliers de manifestant-e-s sont descendu-e-s dans la rue pour demander un changement de cap immédiat dans la politique climatique. Ces rassemblements – dans une douzaine de villes – sont une réaction claire à l’été caniculaire que nous venons de vivre et à la politique climatique insuffisante du conseiller fédéral Albert Rösti. Ce changement de cap n’a que trop tardé. C’est pourquoi les VERT-E-S exigeront demain des réponses sur la manière dont le Conseil fédéral entend assumer sa responsabilité envers la société face à la chaleur et à la sécheresse croissantes. « Cet été de tous les records est un signal impossible à ignorer », souligne Greta Gysin, conseillère nationale TI et présidente du groupe. « Le Conseil fédéral doit sortir de sa torpeur et s’attaquer enfin à la crise climatique à la racine. Nous exigeons demain des réponses claires et des mesures efficaces. L’heure n’est plus aux excuses, mais à la responsabilité. » 

Dans une interpellation urgente, le groupe des VERT-E-S demande au Conseil fédéral de répondre aux questions les plus urgentes sur la canicule. Dans sa réponse écrite, le Conseil fédéral confirme son immobilisme. « Le Conseil fédéral ne connaîtra les coûts de la canicule qu’à fin 2027. Les chiffres définitifs sur les décès dus à la chaleur ne seront disponibles que l’an prochain. De plus, il ne répond pas à la question d’une date butoir pour les énergies fossiles », déplore Greta Gysin. « La sortie rapide des énergies fossiles est la mesure la plus efficace pour agir sur le climat et sur l’adaptation au changement climatique. Car nous ne pourrons pas supporter à des étés à 50 degrés ! » 

Autres lacunes : il manque toujours un plan d’action contre la canicule et la stratégie nationale de l’eau se fait toujours attendre. Aujourd’hui, nul ne peut nier que l’absence de protection du climat coûte cher. Pour les VERT-E-S, il est clair que « parler d’adaptation au changement climatique sans fixer de date pour l’abandon du pétrole et du gaz, c’est ignorer le cœur du problème », conclut Christophe Clivaz, conseiller national VS.