L’Union européenne est, de loin, la partenaire la plus importante de la Suisse, tant sur le plan économique que politique. Le volume des échanges commerciaux de la Suisse avec les pays de l’UE est cinq fois supérieur à celui avec les États-Unis et près de 40 fois supérieur à celui avec les pays du Mercosur. En ces temps de crises et d’incertitudes mondiales, la Suisse se doit de stabiliser ses relations avec l’UE. « Le PLR et le Centre jouent avec le feu. Ces deux soi-disant « partis de l’économie » doivent soutenir sans ambiguïté les accords bilatéraux III et se distancer de l’UDC », commente Rudi Berli, conseiller national GE. 

Le rejet par la population des deux initiatives isolationnistes de l’UDC en juin et hier montre que la population désire également s’engager sur la voie du partenariat. 

La balle est maintenant dans le camp du Conseil des États. Il doit se montrer raisonnable, tant sur la question de la protection des salaires que sur celle d’un référendum obligatoire. Peu importe les concessions faites, l’UDC rejettera de toute façon ces accords. Il est donc inutile de se soumettra à ses exigences. Le Conseil des États doit au contraire s’assurer d’obtenir une majorité et approuver l’ensemble des 14 mesures de protection des salaires. Quant à la question du référendum, la situation est limpide : la Constitution ne prévoit qu’un référendum facultatif.