Aujourd’hui, le Conseil national a tenu le débat d’actualité « Canicule et sécheresse », lancé par les VERT-E-S. Après l’été le plus extrême depuis le début des relevés, le Conseil fédéral doit assumer ses responsabilités envers la société. Mais Albert Rösti a une fois de plus servi le même refrain : minimiser et capituler. Or, des mesures d’adaptation à court terme et le fait de se défausser de ses responsabilités ne constituent pas une politique climatique digne de ce nom.

« Le Conseil fédéral n’est manifestement pas prêt à prendre les choses en mains », résume Greta Gysin, présidente du groupe parlementaire des VERT-E-S. « Il a prouvé qu’il ne souhaitait pas mettre en place une politique climatique efficace visant à protéger la population. Il appartient désormais au Parlement de prendre ses responsabilités et d’engager la sortie des énergies fossiles en fixant des dates butoirs claires. » Les VERT-E-S demandent donc, pour la session d’hiver, la tenue d’une session extraordinaire consacrée à la protection du climat. À travers deux motions, les VERT-E-S demandent une sortie rapide des énergies fossiles pour les chauffages et les véhicules.

Les VERT-E-S assument leurs responsabilités pour l’avenir de la Suisse et de la planète. « Plus la Suisse tarde à sortir des énergies fossiles, plus l’adaptation deviendra coûteuse et difficile », déclare Christophe Clivaz, conseiller national VS. « Miser sur l’adaptation sans combattre résolument la cause de la crise climatique constitue une absurdité tant sur le plan économique qu’en matière de politique de sécurité. Car nous ne pouvons pas nous adapter à des étés à 50 degrés ! »