Le Conseil fédéral privilégie la militarisation à une véritable politique de sécurité
Le Conseil fédéral s’obstine dans son projet antisocial visant à financer l’augmentation du budget de l’armée par une hausse de la TVA. Cet entêtement est irresponsable, alors qu’une large partie de la population y est opposée. Aucun franc supplémentaire ne doit être dépensé dans le réarmement. Le Conseil fédéral poursuit aussi son projet de destruction du service civil, ignorant ainsi le signal clair de la moitié de l’électorat en faveur de son maintien. Les VERT·E·S s’opposeront avec force à cette politique de militarisation.
Ponctionner le porte-monnaie de la population pour financer le réarmement, voilà le projet antisocial et irresponsable du Conseil fédéral. Cette mesure ne bénéficie d’aucun soutien, comme le démontrent clairement les réponses données à la consultation et les sondages. « La taxe sur la valeur ajoutée est le moyen le plus antisocial de financer l’armée. Elle pèse sur tous les ménages et frappe le plus durement les plus démuni-e-s », critique Clarence Chollet, conseillère nationale NE. « Nous nous opposons à cette militarisation et exigeons une politique de sécurité globale. La coopération internationale et la résilience climatique doivent en faire partie, car la véritable sécurité ne se limite pas au réarmement. »
Les VERT-E-S rejettent avec force toute augmentation supplémentaire du budget de l’armée. Le Conseil fédéral continue de tout miser sur le réarmement militaire, contredisant ainsi sa propre stratégie en matière de sécurité, qui définit à juste titre la sécurité de manière beaucoup plus large. L’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée pour financer le réarmement doit être immédiatement abandonnée.
Le maintien du service civil est un devoir !
Les problèmes de priorisation du Conseil fédéral se manifestent également dans sa volonté de démanteler progressivement le service civil. « La fusion du service civil avec la protection civile équivaut de facto à une suppression du service civil et alimente la militarisation de la société », déclare Clarence Chollet. « Il est scandaleux que cette décision soit prise seulement 10 jours après que près de la moitié de l’électorat s’est prononcée en faveur d’un service civil fort. » Le service civil est indispensable à l’ensemble de société et doit faire partie d’une architecture de sécurité globale. Les VERT·E·S s’opposeront avec vigueur à sa suppression.