Les motions et postulats déposés dans six cantons alémanique, qui remettent en question l’enseignement du français dès l’école primaire, nous inquiètent au plus haut point. Nous saluons donc l’intervention du Conseil fédéral dans ce dossier, qui démontre son sens des responsabilités vis-à-vis de l’unité nationale. Dans un pays multilingue, chaque enfant doit avoir le droit d’apprendre au moins une langue nationale en plus de celle de sa région de domicile dans le cadre de son cursus scolaire obligatoire. Il en va de la cohésion sociale et politique du pays et de l’égalité des chances. Vu l’importance du sujet et du caractère récurrent de ce débat, nous demandons au Conseil fédéral de ne pas faire dépendre l’adoption de cette loi de l’issue des procédures cantonales actuellement en suspens, mais au contraire de la transmettre dans tous les cas au Parlement pour poser un cadre clair dans la durée.

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