L’accord avec le Mercosur, aussi climaticide que déloyal
Conclure un accord de libre-échange avec le Mercosur signifie aggraver la déforestation en Amazonie. Mais aussi porter un nouveau coup dur à l’agriculture suisse déjà en souffrance. Si le Parlement n’améliore pas substantiellement cet accord, les VERT-E-S lanceront le référendum.
Le Conseil des États débat aujourd’hui de l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur. Un projet qui nuit tant à la nature, au climat qu’à notre agriculture. « Cet accord encourage la déforestation en Amazonie. Mais il met aussi en danger la protection des animaux en Suisse et sacrifie nos agricultrices et agriculteurs au profit de cultures hautement industrialisée », dénonce Rudi Berli, conseiller national GE.
Alors que la forêt amazonienne brûle, conclure un tel accord commercial est irresponsable. Les conséquences de la déforestation sont graves : le réchauffement climatique s’accélère, les écosystèmes disparaissent et la sécheresse s’aggrave. Après avoir vécu l’été le plus chaud depuis le début des mesures, attaquer ainsi frontalement la forêt tropicale, qui participe à la protection du climat, est totalement aberrant.
De plus, l’accord de libre-échange avec le Mercosur menace directement notre agriculture. Il permettra des importations massives de viande et de vins bon marché qui mettront encore plus sous pression tant nos paysannes et nos paysans que le bien-être animal.
Il est inacceptable que la Suisse autorise l’importation de produits issus de la déforestation ou du travail forcé. C’est pourquoi, si aucune amélioration substantielle n’est apportée à cet accord commercial, nous sommes prêt-e-s à lancer le référendum après la session d’automne, main dans la main avec le monde agricole, les organisations environnementales et celles de défense des droits humains.