Les VERT-E-S demandent la création d’un Secrétariat d’Etat à la protection du climat et la sortie des énergies fossiles
Sécheresse et canicules intenses ont marqué cet été, dans l’indifférence crasse du Conseil fédéral, et d’Albert Rösti en tête. Et lorsqu’il l’évoque, il se contente de parler des évidentes mesures d’adaptations, sans toutefois leur accorder les moyens financiers nécessaires. Mais elles ne suffiront pas à améliorer durablement la situation, d’autant que le Conseil fédéral revient en arrière dans de nombreux domaines sur la protection climatique. C’est pourquoi les VERT-E-S réclament des mesures ambitieuses: la création d’un département de protection du climat et la sortie des énergies fossiles. Le groupe des VERT-E-S demande la tenue d’une session extraordinaire sur le sujet.
La Suisse n’a jamais enregistré autant de nuits tropicales que cette année. Ni d’épisodes de canicule aussi longs. La fournaise dans les villes a mis en danger les personnes les plus vulnérables et le manque d’eau a fait perdre de nombreuses récoltes aux agriculteurs et agricultrices. Pendant ce temps-là, le Conseil fédéral était en vacances au lieu de prendre la situation au sérieux. « Le Conseil fédéral doit changer de cap face à la crise climatique et enfin prendre ses responsabilités. Démanteler la politique climatique comme il le fait actuellement nous mène dans le mur », a dénoncé Lisa Mazzone, présidente des VERT-E-S suisses. « Nous exigeons, d’une part, la création d’un Secrétariat d’Etat à la protection du climat et, d’autre part, de placer le climat en priorité, en assurant la cohérence de chaque décision avec la sortie des énergies fossiles, avec un plan clair, crédible et bien plus rapide. »
Dans cette même urgence, la Suisse a besoin d’un plan de gestion de l’eau, de végétaliser les villes et de protéger les plus vulnérables. Des demandes que formulent les VERT-E-S depuis des années, par exemple avec notre plan contre la pénurie d’eau et notre plan contre la canicule. « Il ne suffit pas de décider d’adaptations à court terme, mais de protéger durablement le climat. Ce qui passe par une sortie programmée et rapide des énergies fossiles, tant dans les transports que pour les chauffages. Le Parlement doit aussi renforcer de toute urgence le Programme Bâtiments, l’un des instruments les plus efficaces de lutte contre le changement climatique en Suisse », a martelé Marionna Schlatter, conseillère nationale ZH. Son financement devrait être assuré par l’excédent budgétaire de la Confédération, que le Conseil fédéral souhaitait investir dans la modernisation de l’armement au moyen d’un crédit supplémentaire de 970 millions de francs.
Une session extraordinaire sur la protection du climat
Pour concrétiser ces demandes, les VERT-E-S mettent sur pied un débat d’actualité sur la canicule et la sécheresse durant la session d’automne, mais aussi une session extraordinaire sur la protection du climat durant la session d’hiver. « Le Conseil fédéral et le Parlement doivent maintenant prendre leurs responsabilités », a souligné Greta Gysin, présidente du groupe parlementaire. « La conclusion politique à tirer de cet été est que nous devons cesser au plus vite de brûler du pétrole et de l’essence pour chauffer nos bâtiments et nous déplacer.» L’impact du réchauffement climatique que nous subissons de plein fouet n’est pas une surprise. Le monde scientifique le prédit depuis de nombreuses années. L’été 2026 a montré de manière flagrante qu’il manque au Conseil fédéral la volonté politique d’agir. Cela doit changer. Durant la session extraordinaire, le Parlement et le Conseil fédéral devront montrer s’ils ont tiré les leçons de cet été caniculaire. Et placer les jalons nécessaires pour mener une politique climatique efficace qui protège la population.
- vers notre Vision climatique 2040