Les VERT-E-S demandent une mise en œuvre rapide de la stratégie de l’eau
La Suisse a urgemment besoin d’une stratégie nationale de l’eau. Les VERT-E-S se réjouissent d’avoir donné l’impulsion nécessaire pour qu’elle figure dans l’actuel programme de législature. Et que son élaboration avance. Données hydriques, gestion des conflits sur l’utilisation de l’eau et renaturation des sols sont autant de clés pour une stratégie efficace.
La Commission de l’environnement a pris connaissance aujourd’hui des grandes lignes de la stratégie de l’eau que la Confédération est en train d’élaborer. « Au vu de l’été caniculaire et de la sécheresse qui frappent durement la Suisse, il était plus que temps de le faire », souligne Christophe Clivaz, conseiller national VS. Et de rappeler que c’est sous l’impulsion des VERT-E-S qu’elle figure au programme de législature. À l’avenir, ces étés secs seront plus fréquents. « Pendant des décennies, nous avons asséché, rectifié et imperméabilisé nos sols. Redonnons enfin à la nature sa fonction vitale d’éponge qui permettra de mieux anticiper les périodes de sécheresse », poursuit-il.
Durant des années, l’eau a été canalisée et évacuée des sols, accentuant les sécheresses que nous connaissons aujourd’hui. Pour les VERT-E-S, la stratégie de l’eau doit donc définir des solutions qui sont basées sur la nature, notamment en rendant aux sols leurs capacités et fonction d’éponge, qui permet de réguler les besoins en eaux, ce qui crée une situation gagnant-gagnant pour le régime hydrologique, l’agriculture, la protection contre les crues, le climat et la biodiversité. Mais il s’agit aussi de récolter des données précises sur les ressources disponibles et les besoins en eau pour anticiper les conflits d’utilisation. Les VERT-E-S s’engagent dans ce sens en commission et au Parlement.
Les VERT-E-S demandent que la stratégie nationale de l’eau, exigée par le Parlement, soit mise en œuvre le plus vite possible. L’été 2026 ne laisse aucune place au doute : la pénurie d’eau n’est pas un scénario futuriste, mais une réalité.