La population suisse veut pouvoir continuer à reprendre les sanctions de l’UE et à punir les pays qui violent le droit international. Elle reconnaît cette évidence : la neutralité ne signifie ni indifférence ni de fermer les yeux. « Le droit international n’est pas facultatif », souligne Rudi Berli, conseiller national GE. « La population a compris ce que voulait l’UDC : elle souhaite isoler la Suisse sur la scène internationale et la soustraie à ses responsabilités lorsque le droit international est bafoué. Or, la Suisse doit au contraire s’engager activement en faveur de la paix, des droits humains et des institutions multilatérales. »

Cet engagement pour la paix est totalement incompatible avec l’exportation d’armes vers des pays en guerre. « Quiconque défend la paix doit empêcher l’exportation de matériel de guerre aux parties en conflit », martèle Rudi Berli. C’est pourquoi les VERT-E-S s’opposeront fermement à l’assouplissement de la loi sur le matériel de guerre, qui sera soumise au vote en novembre. La Suisse ne doit pas devenir complice des puissances qui font la guerre à travers le monde.

Consensus sur l’agriculture écologique

Le rejet de l’initiative sur l’alimentation montre que la population ne veut pas d’une intensification de l’agriculture et un taux d’autosuffisance trop élevé. L’été caniculaire de cette année, avec ses records inquiétants, montre également qu’il existe un consensus sur la nécessité d’adopter une agriculture plus écologique. « Nous avons besoin d’une agriculture équitable et respectueuse de l’environnement », déclare Sophie Michaud Gigon, conseillère nationale VD. « Nos ressources naturelles, qui sont limitées, constituent la base de notre alimentation. Voilà pourquoi nous devons mener une politique agricole durable qui les protège et optimise leur utilisation. »

Les VERT-E-S soutiennent unanimement une politique agricole écologique qui, par des moyens réalisables, amorce un tournant urgent vers un système alimentaire durable. La politique agricole 2030+ ne répond pas à ces défis. En effet, elle cimente un système alimentaire qui n’est pas viable pour l’avenir. Les VERT-E-S s’engagent donc à offrir aux familles paysannes une sécurité de planification tout en réduisant l’utilisation des pesticides et des engrais de manière socialement et écologiquement responsable.