Détentions arbitraires, large recours à la peine de mort, travail forcé et oppression culturelle : la situation des droits humains en Chine est catastrophique. Le Conseil fédéral ne peut fermer les yeux sur cette réalité. Il sait que le pouvoir chinois étend son emprise jusqu’en Suisse où les Ouïghour-e-s, les Tibétain-e-s ainsi que les Suissesses et Suisses qui s’engagent politiquement sur la question chinoise sont surveillé-e-s, voire persecuté-e-s.

« Le travail forcé doit être interdit et non récompensé par des allègements douaniers », souligne Rudi Berli, conseiller national GE. « Si le nouvel accord de libre-échange avec la Chine ne protège pas les droits humains, nous lancerons un référendum. » Sous le régime de Xi Jinping, la situation des droits humains en Chine s’est encore dégradée ces dernières années. On ne peut exclure que des produits issus du travail forcé arrivent sur le marché suisse. Malgré cela, le Conseil fédéral et le Parlement s’opposent vivement à l’interdiction d’importer des marchandises produites par le travail forcé, comme ils l’ont fait avec le très controversé accord avec le Mercosur. À cela s’ajoute une stratégie délibérée de la Chine : en faussant la concurrence grâce aux subventions publiques et en pratiquant des prix de dumping, elle cherche à mettre l’industrie européenne à genoux et à renforcer encore notre dépendance envers elle. Dans ces conditions, le nouvel accord avec la Chine est inacceptable.

Les accords commerciaux avec des États autoritaires comme la Chine doivent impérativement s’accompagner d’un mécanisme contraignant garantissant le respect des droits humains et des normes sociales et environnementales fondamentales. Sans ces garanties, les VERT-E-S combattront cet accord de libre-échange par référendum. Car les droits humains priment toujours sur les intérêts commerciaux !