L’accès au passeport suisse est marqué par l’arbitraire, des obstacles inutiles et, souvent, un manque de transparence. Même le Conseil fédéral reconnaît qu’il existe d’importantes différences entre les cantons et que l’égalité des chances n’est donc pas garantie. Pourtant, ni le Conseil fédéral ni le Conseil national ne veulent mettre fin à cette démocratie déficitaire et tous deux rejettent l’initiative pour la démocratie sans lui opposer de contre-projet. « La démocratie ne se décrète pas, elle se construit avec toutes celles et ceux qui partagent un destin commun », déclare Delphine Klopfenstein Broggini, conseillère nationale GE. « Celles et ceux qui vivent et travaillent ici doivent avoir leur mot à dire. Aujourd’hui, le Conseil des États peut ouvrir la voie à une Suisse plus démocratique, avec un droit de la citoyenneté enfin moderne. »

Environ deux millions de personnes en Suisse n’ont pas le droit de vote ni d’éligibilité, alors qu’elles vivent dans le pays depuis des années, y paient des impôts, y entretiennent des relations et participent à la vie de la société. Une démocratie moderne associe toutefois le plus grand nombre possible de personnes aux décisions : celles et ceux qui sont concernés doivent aussi pouvoir y prendre part. L’initiative pour la démocratie est le bon moyen d’avancer dans cette direction.