Le fiasco du F-35 met en lumière l’incompétence du DDPS
Le rapport publié aujourd’hui par la Commission de gestion montre que l’acquisition du F-35 est, et a été depuis le début, une véritable pochette-surprise financière. Stopper l’acquisition de cet avion n’a que trop tardé. La débâcle du F-35 met aussi en lumière l’incompétence de la direction du DDPS à mener ce projet se chiffrant en milliards. Sur ce constat, il est clair qu’il ne faut plus injecter d’argent supplémentaire dans l’armée et l’armement.
Aucun prix fixe, dépassements massifs des coûts, non-respect des procédures, défaillance de la conduite du DDPS et une initiative retirée dans la précipitation et au mépris de la démocratie. Voilà la réalité de la saga sur l’acquisition du F-35, une nouvelle fois mise en lumière par le rapport de la Commission de gestion publié aujourd’hui. Le DDPS a écarté le service juridique compétent d’armasuisse et préféré confier cette mission à un cabinet d’avocats en dépensant des millions provenant des contribuables. Dans le même temps, il a fait fi de l’avertissement selon lequel aucun prix fixe n’avait justement été négocié. « L’achat du F-35 est un désastre absolu, qui prouve, une fois de plus, l’incompétence du DDPS », dénonce Clarence Chollet, conseillère nationale NE.
Lors de la session d’automne qui approche, le Conseil fédéral demandera au Parlement des milliards supplémentaires pour l’armée, financés par une hausse antisociale de la TVA. Pour les VERT-E-S, c’est clair : avant que l’armée ne demande de nouveaux fonds, il faut garantir une gestion responsable de l’argent public. « Depuis des années, les VERT-E-S dénoncent l’absence de transparence, les manquements de la direction et la négligence financière au sein du DDPS», poursuit Clarence Chollet. « L’armée est aussi censée utiliser ses fonds de manière efficace. Le DDPS doit prouver qu’il est capable de gérer l’argent de manière responsable. »
Pour les VERT-E-S, les leçons à tirer de ce rapport sont claires : l’abandon du projet F-35 n’a que trop tardé. Ces avions de combat nous jettent dans un gouffre financier de plusieurs milliards en nous entraînant dans une dangereuse dépendance vis-à-vis des États-Unis et de leur imprévisible président. Face à cette situation, toute augmentation du budget de l’armée est irresponsable.