La canicule et la sécheresse persistante, qui nous ont frappé durement cet été, montrent de manière flagrante que la Suisse doit redoubler d’efforts pour lutter contre le réchauffement climatique. « Pourtant, le Conseil fédéral semble incapable de reconnaître la crise climatique et l’urgence d’agir pour protéger le climat », a dénoncé Lisa Mazzone, présidente des VERT-E-S suisses, dans son discours. Fustigeant le conseiller fédéral Rösti, qui veut rouvrir la porte au nucléaire, elle a été claire : « Nous n’accepterons pas le diktat du lobby nucléaire. Nous ne le laisserons pas saboter le développement des énergies renouvelables et compromettre la sortie des énergies fossiles. » A la suite d’une table ronde, les VERT-E-S ont réitéré leur engagement contre le nucléaire : en soutenant le référendum et en se préparant déjà à la campagne de votation qui suivra. « Le 28 février, nous montrerons à Monsieur Rösti que la politique des lobbys n’a pas de place ici », a conclu Lisa Mazzone. 

Une Suisse climatiquement positive 
Les VERT-E-S ont ensuite adopté à l’unanimité la résolution « Pour une Suisse qui défend la justice climatique» qui défend une politique climatique positive et solidaire. Grâce à un plan d’action tangible et des mesures concrètes, nous montrons comment la Suisse peut devenir « climatiquement positive », dès 2040. « Une chose est sûre : les systèmes de climatisation et l’acheminement d’eau vers nos Alpes ne suffiront pas à maîtriser les conséquences du réchauffement climatique. La Suisse doit investir de toute urgence davantage dans la protection du climat », a martelé Christophe Clivaz, conseiller national VS. Une société respectueuse du climat améliore notre qualité de vie, renforce la justice sociale et favorise la solidarité mondiale. C’est pourquoi la Suisse doit mener une offensive solaire, repenser la mobilité pour l’orienter vers le rail, faire de la protection du climat un projet socialement juste et assumer sa responsabilité à l’échelle mondiale. « La Suisse doit devenir un exemple à suivre en matière de protection du climat. » 

Non à l’initiative pro-Poutine 
Les délégué-e-s ont ensuite défini leurs recommandations de vote pour plusieurs objets. Ils et elles ont dit non à l’initiative sur la neutralité. « Aussi dangereuse qu’inutile, cette initiative fait passer les intérêts économiques d’une poignée d’entreprises avant les vies humaines », a dénoncé Rudi Berli, conseiller national GE. Lancée après l’attaque russe contre l’Ukraine, elle entend interdire à la Suisse de reprendre presque toutes les sanctions à l’encontre d’États qui violent gravement le droit international. Si elle est acceptée, la Suisse devrait lever ses sanctions contre la Russie. Les entreprises suisses seraient libres de commercer avec ce pays et donc d’alimenter ses caisses de guerre. 

Samedi, les délégué-e-s ont également clairement dit Non à la loi sur le matériel de guerre, Oui à l’initiative sur les feux d’artifices, Oui au financement additionnel de l’AVS par une hausse de la TVA et Non à l’initiative fiscale du Centre. 

Finalement, le co-président des Jeunes Vert-e-x-s, Sheldon Masseraz, a été élu au sein de la présidence du parti pour y représenter la voix des jeunes. Il succède à Magdalena Erni qui a quitté ses fonctions dirigeantes chez les Jeunes Vert-e-x-s.