Les VERT-E-S réaffirment clairement leur opposition à la construction de nouvelles centrales nucléaires : une technologie est dangereuse, dépassée et hors de prix. Mais vu que le lobby du nucléaire passe sous silence ces coûts colossaux, cette mise au point financière permettra de mener un débat honnête. « Il est temps que le Conseil fédéral fasse preuve de transparence sur les coûts engendrés par une nouvelle centrale », souligne Christophe Clivaz, conseiller national VS. Car les partisan-e-s de l’atome se gardent bien d’en évoquer les coûts abyssaux que personne ne veut financer, pas même les fournisseurs d’énergie comme Axpo. Une nouvelle centrale ne pourrait se faire qu’avec des subventions massives de la Confédération. 

« Le retour du nucléaire coûterait des milliards à la collectivité. Autant d’argent qu’il faut investir dans le développement des énergies renouvelables et l’accélération du tournant énergétique, et non pour financer une technologie qui nous rend dépendant-e-s d’états autoritaires », poursuit Christophe Clivaz. Alors que des guerres font rages pour les énergies fossiles et que les jeux de pouvoir des états autocratiques renforcent les incertitudes mondiales, il apparaît clairement qu’un avenir énergétique sûr réside dans les énergies renouvelables et locales. 

Les VERT-E-S exigent maintenant enfin plus de transparence de la part du conseiller fédéral Albert Rösti. Il doit dévoiler sans réserve le montant en milliards de francs des garanties fédérales et des subventions qui seraient nécessaires. Mais aussi mettre en évidence l’ampleur du risque financier que représenterait la construction de nouvelles centrales nucléaires pour les contribuables. 

L’illusion du nucléaire fait peser un risque sécuritaire et financier sur la Suisse. Les VERT-E-S sont convaincu-e-s que, sous cette nouvelle lumière, le Parlement et la population sauront s’en rendre compte.