Pour le climat et notre indépendance: sortir maintenant des énergies fossiles
Résolution des VERT-E-S suisses
La situation actuelle montre on ne peut clairement que les énergies fossiles appartiennent au passé : sales, nocives, non renouvelables, sources de conflits et centralisées. Elles sont les principales responsables de la crise climatique, qui fait fondre nos glaciers, transforme nos villes en fournaise et menace notre agriculture à coup de sècheresses. A contrario, l’avenir réside dans un approvisionnement énergétique propre, sûr et démocratique : décentralisé, renouvelable et en mains propres.
La planète brûle… et la Suisse y contribue. Des guerres impérialistes sont menées pour du pétrole et du gaz, des régimes autoritaires financent leur pouvoir en vendant des énergies fossiles. Chaque année, la Suisse verse plus de 8 milliards de francs à l’étranger pour importer justement ces ressources énergétiques qui détruisent le climat, attisent les guerres et nous jettent dans une dangereuse dépendance. Cette politique est moralement inacceptable, économiquement aberrante et menace directement notre sécurité et notre avenir. Il est temps de briser ce cercle vicieux.
Sortir systématiquement des énergies fossiles, notamment dans les transports et le bâti – qui émettent plus de la moitié du CO2 indigène, est le plus puissant levier pour réaliser nos objectifs climatiques et rendre la Suisse plus indépendante. Or, le lobby pétrolier et une politique bourgeoise falote bloquent une transition non seulement nécessaire, mais économiquement pertinente et technologiquement réalisable depuis longtemps. Chaque chauffage à mazout installé aujourd’hui a une durée de vie de 35 ans ou plus et fonctionne donc bien au-delà de 2050, date à laquelle la Suisse veut être climatiquement neutre. De même, les voitures thermiques peuvent rouler durant 20 ans et cimentent donc notre dépendance envers le pétrole. Protéger rigoureusement le climat signifie ne pas créer des réalités qui nous empêcheront d’être climatiquement neutres dans 24 ans. Nous avons maintenant besoin d’une feuille de route claire, contraignante et socialement juste pour sortir de l’ère fossile.
Cette transition vers à une politique énergétique sobre, efficace, renouvelable et donc rentable donne à l’ensemble de la population et du monde économique suisse l’opportunité de se moderniser : passer à une mobilité électrique et à un chauffage renouvelable réduit le coût de la vie, en améliore la qualité – grâce à un air plus propre et à une réduction du bruit, et rend notre pays résiliant. La transition énergétique est un pilier fondamental de la protection de la Suisse. En misant sur les énergies renouvelables décentralisées, nous réduisons notre dépendance vis-à-vis des importations d’énergie étrangère et renforçons notre indépendance. Cette transition doit donc être reconnue et encouragée comme un pilier indispensable de notre politique de sécurité.
Cette transformation ne se fera cependant pas d’elle-même et ne doit oublier personne. Elle requiert un cadre politique clair, afin de garantir planification et investissements pour la population et d’amortir ses conséquences sociales : la transition doit être possible et abordable pour tout le monde. Nous ne permettrons pas que le coût du tournant écologique soit reporté sur les locataires ou sur les revenus modestes ou moyens. Protection climatique et justice sociale sont les deux faces de la même médaille. On le voit une fois de plus aujourd’hui : moins nous utilisons d’énergies fossiles, mieux la population s’en porte.
Les énergies fossiles sont :
- trop nuisibles à notre climat et trop nocives à notre santé
- trop dépendantes d’autocrates et de conflits mondiaux
- trop chères pour nos ménages et notre économie
- trop injustes, car leurs coûts sont reportés sur les plus vulnérables
C’est pourquoi les VERT-E-S disent sans détour :
- oui à une sortie rapide et systématique du pétrole et du gaz
- oui à une transformation socialement juste, accessible à toutes et tous et ne laissant personne de côté.
- oui à une feuille de route claire afin de garantir planification et investissements pour la population et l’économie.
L’assemblée des délégué-e-s charge la direction d’œuvrer, par tous les moyens politiques nécessaires, en faveur d’une sortie obligatoire et socialement acceptable des énergies fossiles dans les secteurs des transports et du bâti.
Une politique d’avenir est claire et équitable. L’avenir est renouvelable. L’avenir est indépendant.