En 2024, la population suisse a clairement rejeté les projets de méga-autoroutes portés par Albert Rösti, notamment pour des raisons environnementales. Pourtant, le Conseil fédéral prévoit d’investir 9 milliards de francs dans les routes et l’extension des autoroutes. Cette décision va à l’encontre de la volonté exprimée dans les urnes. « Construire de nouvelles méga-autoroutes revient à enfermer la Suisse pour des décennies dans une dépendance aux infrastructures fossiles », souligne Lisa Mazzone. « Chaque nouvelle voie génère davantage de trafic, de bruit et de pollution. Le Conseil fédéral doit renoncer à des projets qui prolongent l’ère du fossile au lieu de préparer l’avenir. » 

Plutôt que d’investir ces milliards dans le développement du rail et des projets d’agglomération, le Conseil fédéral continue de s’accrocher à des extensions autoroutières déjà rejetées à Bâle, Saint-Gall et Schaffhouse. Les VERT-E-S entendent faire respecter le verdict populaire et s’opposent fermement à ces projets. 

Donner la priorité au rail 

« Une politique de mobilité tournée vers l’avenir doit tenir compte de l’espace limité dont dispose la Suisse et renforcer les transports publics ainsi que la mobilité douce, piétonne et cycliste, dans les villes et les agglomérations », poursuit Lisa Mazzone. « Alors qu’un trajet en voiture sur cinq ne dépasse pas cinq kilomètres, il est évident que nous avons besoin de meilleures alternatives. » 

Le Conseil fédéral devrait donc concentrer ses efforts et ses investissements sur le rail et les programmes d’agglomération, plutôt que sur de nouvelles infrastructures routières. Les VERT-E-S saluent le fait que le Conseil fédéral prévoie de soutenir de manière substantielle les infrastructures ferroviaires ainsi que les transports dans les agglomérations, tout comme la prolongation du pour mille de la TVA pour ce financement.