Les énergies fossiles sont responsables de plus de 75% des émissions de gaz à effet de serre. Nocives pour le climat et notre santé, elles sont aussi source de conflits et d’insécurité. « La guerre en Iran montre clairement qu’il est urgent de sortir des énergies fossiles », a martelé Lisa Mazzone, présidente des VERT-E-S, lors de l’assemblée des délégué-e-s à Liestal (BL). « Des guerres impérialistes sont menées pour du pétrole et du gaz, des régimes autoritaires financent leur pouvoir en vendant des énergies fossiles. Et nous avons les moyens d’y remédier activement. » En effet, en décidant d’une sortie programmée des énergies fossiles, la Suisse respectera ses engagements climatiques, arrêtera de financer des guerres et son indépendance énergétique la rendra plus sûre.  

Convaincu-e-s de cette nécessité, les VERT-E-S ont accepté la résolution « Pour le climat et notre indépendance : sortir maintenant des énergies fossiles » qui demande : une sortie rapide et systématique du pétrole et du gaz, une transformation socialement juste et une feuille de route claire pour y arriver. Dans ce contexte, Actif-trafiC a présenté son initiative sur la mobilité aux délégué-e-s. Une initiative que le comité des VERT-E-S a décidé de soutenir.  

Non à l’initiative isolationniste et xénophobe de l’UDC 

A Liestal, les délégué-e-s ont rejeté à l’unanimité l’initiative du chaos de l’UDC (« Pas de Suisse à 10 millions ») sur laquelle nous votons en juin. « Cette initiative isole la Suisse », a dénoncé Delphine Klopfenstein Broggini, conseillère nationale GE. « Nous avons besoin de solidarité internationale et de liens forts avec nos partenaires européens. Pas de faire cavalier seul. » Pour les VERT-E-S, il est clair que les personnes de nationalité étrangère font partie intégrante de notre société et apportent une contribution importante au développement économique et social de la Suisse.  

Joignant la parole aux actes, les VERT-E-S ont présenté aux délégué-e-s le Réseau Migration. Un nouveau réseau qui rassemble les voix des membres des VERT-E-S issus de la migration. Il montre qu’une politique résolument Verte prend en compte les différentes réalités de la vie et les inégalités, y compris dans les domaines de la politique climatique et de l’égalité. 

 Non au démantèlement du service civil 

Les VERT-E-S ont également rejeté à l’unanimité l’affaiblissement du service civil au profit de l’armée, objet soumis au vote en juin. « Le service civil est une institution bien plus utile à la Suisse que les milliards injectés dans l’armée », a souligné Clarence Chollet, conseillère nationale NE. « Les civilistes apportent leur aide dans les hôpitaux, les EMS, les crèches ou dans la protection de la nature. Autant de tâches essentielles à la société. » 

Concernant l’initiative sur l’alimentation, les délégué-e-s ont décidé de laisser la liberté de vote. « Les VERT-E-S se sont engagé-e-s en vain au Parlement pour un contre-projet réaliste et s’engagent maintenant, dans le cadre de la Politique agricole 2030+, en faveur d’une agriculture plus durable et d’une meilleure protection de nos ressources naturelles », a précisé Sophie Michaud Gigon, conseillère nationale VD.  

Côté finances fédérales, Gerhard Andrey, conseiller national FR, a dressé le bilan des mois de discussion sur le plan d’austérité du Conseil fédéral. Grâce à la menace référendaire, le pire a pu être évité : les coupes dans les transports publics ont été largement abandonnées, celles concernant le Programme bâtiments en grande partie compensées, et d’autres économies touchant à la protection de l’environnement et à la formation ont été atténuées. « Mais nous restons vigilant-e-s. Le centre-droit doit enfin étudier sérieusement de nouvelles recettes, afin de relever les défis majeurs de notre époque, tels que la sortie des énergies fossiles. »  

Présidence réélue 

A la fin de leur assemblée, les délégué-e-s ont reconduit Lisa Mazzone à la fonction de présidente pour deux ans, ainsi que Sibel Arslan, Marionna Schlatter, Samantha Bourgoin, Michael Töngi et Magdalena Erni à la vice-présidence. Ils et elles ont également élu Léonore Porchet, conseillère nationale VD, à la vice-présidence. Elle succède à Nicolas Walder, qui a rejoint cet automne le gouvernement genevois.