La sécurité doit être envisagée dans sa globalité. Il faut investir davantage dans les énergies renouvelables locales, la coopération internationale et dans la protection contre la désinformation et les cyberattaques. Le message sur l’armée, présenté aujourd’hui, ne répond pas du tout à ces attentes. 

« La guerre en Iran montre sans équivoque que la dépendance aux énergies fossiles constitue un risque majeur pour la sécurité de la Suisse », déclare Clarence Chollet, conseillère nationale NE. « Le Conseil fédéral continue de miser exclusivement sur le matériel de guerre. Et va ainsi à l’encontre de sa propre stratégie de sécurité qui, à juste titre, envisage la sécurité dans une perspective plus large.» Dans une motion récemment déposée, les VERT-E-S demandent au Conseil fédéral de reconnaître enfin et de réduire sans délai ce risque sécuritaire. De plus, nous exigeons l’arrêt immédiat du programme d’acquisition du F-35, dont le coût va encore augmenter de près d’un demi-milliard de francs. 

Le réarmement démesuré de l’armée n’améliore pas la sécurité de la Suisse, au contraire. Comme les partis bourgeois refusent de parler de recettes supplémentaires ou d’une réforme du frein à l’endettement, le réarmement envisagé entraîne des coupes douloureuses dans la protection du climat ou la coopération internationale. Des préjudices pour la sécurité de la Suisse qui ne peuvent pas être compensés par l’achat de chars ou d’avions de combat supplémentaires. Par une motion déposée aujourd’hui, les VERT-E-S demandent de cesser immédiatement le réarmement de l’armée, jusqu’à ce que le financement de ces dépenses soit clarifié.