Un pas réjouissant pour lutter contre la violence sexualisée sur internet
Le Conseil national a accepté aujourd’hui une motion Verte demandant un cadre légal pour lutter contre les deepfakes sexualisés. Un pas réjouissant pour la protection des femmes, des enfants et des minorités de genre, principales victimes des violences sexualisées sur internet. Et un succès pour les VERT-E-S, appuyé-e-s par 25 000 personnes, qui ont su convaincre le parlement de la nécessité d’agir.
Le 9 juin, les VERT-E-S ont déposé une pétition munie de 25’000 signatures pour demander l’interdiction des applications générant des nus sur internet, mais aussi une véritable régulation des plateformes et plus de moyens contre les violences sexistes et sexuelles. Grâce à cette pression, le Conseil national a accepté aujourd’hui de créer un cadre légal pour lutter contre les deepfakes sexualisés.
« C’est un pas important pour la lutte contre les violences sexualisées et sexistes sur internet, mais aussi contre la toute-puissance des fournisseurs d’IA qui préfèrent le profit à la protection des personnes», commente Raphaël Mahaim, conseiller national VD.
Se retrouver dénudé-e, à son insu, sur internet est profondément traumatisant. Et une fois que le mal est fait, il est quasi impossible d’effacer ces images dégradantes. L’enjeu ne se situe pas seulement au niveau du droit pénal, mais en amont au niveau de la technologie. Désormais, les fournisseurs d’IA générative devront évaluer les risques et les dommages quant à la création d’hypertrucages sexualisés et prendre des mesures de protection.
Les deepfakes pornographiques non consentis s’inscrivent dans le continuum des violences sexuelles et sexistes, commises par des hommes sur des femmes et des minorités de genre, et avec le blanc-seing des géants de la tech. Les VERT-E-S continueront à s’engager avec force pour une vraie réglementation des plateformes.