Une SSR forte contre les fakes news, pour la démocratie
Réduire de moitié le budget de la SSR est extrêmement dangereux alors que les fausses informations inondent le monde numérique. Nous avons besoin d’informations et de débats équilibrés dans toutes les régions du pays.
Les médias sont en crise : les recettes publicitaires diminuent, de moins en moins de personnes s’abonnent aux journaux et les médias suisses doivent rivaliser avec les courtes infos qui inondent les réseaux sociaux.
Dans cette situation, réduire la redevance de la SSR est aussi absurde que dangereux. Seule la SSR garantit l’équilibre des informations et des débats dans toutes les régions linguistiques de Suisse. Une réduction massive des subventions entraînerait une diminution des informations, de la culture, du sport et des divertissements provenant de toute la Suisse.
Nous le voyons dans d’autres pays : plus l’offre médiatique est pauvre, plus les fausses informations influencent les élections et les votations. Dans ce contexte de désinformation, il devient impossible de distinguer le vrai du faux. Voilà exactement ce que cherchent les initiant-e-s UDC, pour tirer profit de la désinformation.
Nous constatons aujourd’hui déjà que la baisse de la redevance à 300 francs entraîne une coupe massive dans les effectifs de la SSR. Des postes sont supprimés, des émissions annulées et du personnel licencié. Accepter l’initiative «200 francs, ça suffit!» revient à aggraver la situation.
Le 8 mars prochain, il faut clairement rejeter cette initiative dangereuse pour la cohésion nationale et la démocratie. La SSR doit pouvoir continuer à contribuer à la formation de l’opinion publique en diffusant des informations variées.
Delphine Klopfenstein Broggini
conseillère nationale GE