Depuis 2020, les entreprises de plus de 100 employé-e-s doivent analyser leur structure salariale afin de déterminer si celle-ci est discriminante à l’égard des femmes et informer leurs salarié-e-s du résultat de cette analyse. Un bilan intermédiaire, publié il y a un an, montre que les entreprises qui se plient à cette obligation sont actuellement minoritaires. 

Afin de conserver les acquis de cette loi, les VERT-E-S demandent que ces analyses se poursuivent au-delà de 2032, date butoir fixée dans la loi. Mais aussi que les entreprises concernées les effectuent tous les quatre ans, quel qu’en soit le résultat « En rejetant ces propositions minimales, le message de la majorité masculine et bourgeoise de la commission est clair : les discriminations salariales et l’égalité ne l’intéressent pas », dénonce Léonore Porchet, conseillère nationale VD. Malgré la persistance des discriminations, la droite n’a apparemment prévu aucune amélioration de la situation durant cette législature. 

Alors que l’Union européenne va de l’avant et introduit cette année une norme de transparence salariale et une obligation d’analyse des salaires régulière, la Suisse est à la traine. Au nom du sacro-saint libéralisme, la majorité bourgeoise met en danger les faibles avancées dans l’égalité salariale. C’est inacceptable ! Les VERT-E-S continueront à se battre pour préserver les acquis, mais aussi pour améliorer enfin la loi sur l’égalité.