Il y a quinze ans, jour pour jour, la catastrophe nucléaire de Fukushima a remis en lumière l’étendue des dangers de l’énergie nucléaire et a incité la Suisse à en sortir pour se tourner vers des énergies sûres. Le Conseil des États discute précisément aujourd’hui d’un retour du nucléaire en Suisse. « Ce projet est inutile et dangereux », dénonce Christophe Clivaz, conseiller national VS. « Défendre un retour à l’ère nucléaire sabote la transition énergétique et méprise la volonté populaire. Au lieu d’investir des milliards dans des technologies du passé, nous devons développer les énergies renouvelables. »

On le voit : « Dans cette période d’incertitude mondiale et de guerres pour l’accès aux énergies fossiles, la Suisse a besoin de plus d’indépendance énergétique, pas de dépendre des combustibles fossiles et encore moins d’importation d’uranium », souligne Christophe Clivaz. Sans oublier que les risques liés à l’énergie nucléaires sont toujours bien réels et que les conséquences d’un drame seraient dévastatrices dans un pays aussi densément peuplé que la Suisse.

Construire une nouvelle centrale coûterait au moins 25 milliards : autant d’argent que payeront les contribuables et qui n’ira pas dans le développement des énergies renouvelables, c’est-à-dire des énergies locales, propres, sûres et bon marché. Alors que les solutions sensées, pragmatiques et fiables sont là – comme l’initiative solaire – revenir au nucléaire est un pur sabotage. Les VERT-E-S sont donc prêt-e-s à lancer le référendum si l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires est levée.