Non à la destruction de la forêt tropicale pour de l’huile de palme !
L’accord de libre-échange avec la Malaisie a été accepté par la Commission de politique extérieure (CPE-N) du Conseil national. Un accord qui pourrait faire exploser les importations d’huile de palme vers la Suisse et aggraver, de ce fait, la déforestation et la précarité en Malaisie. Les VERT-E-S se battront pour faire échouer cet accord.
La Malaisie est le troisième fournisseur d’huile de palme de la Suisse, avec 1500 tonnes importées en 2024. L’accord de libre-échange conclu par le Conseil fédéral, et soutenu aujourd’hui par la CPE-N, verrait ce volume largement augmenter. Or, la production d’huile de palme est problématique : « La production d’huile de palme aggrave considérablement la déforestation de la forêt tropicale en Malaisie et renforce la précarité des conditions de travail dans ce secteur. Signer cet accord de libre-échange revient à encourager ces importations nuisibles pour la nature et la justice sociale », dénonce Rudi Berli, conseiller national GE.
La forêt tropicale de Malaisie est aujourd’hui déjà menacée, détruite à la faveur de terres cultivables, notamment pour la production d’huile de palme. Face au réchauffement climatique et à la perte de biodiversité, il est pourtant urgent de stopper la destruction des forêts tropicales à l’échelle mondiale, et non l’encourager à travers des accords irresponsables.
De plus, les conditions de travail dans ces plantations sont précaires : les salaires sont misérables et le travail des enfants reste répandu. Les importations d’huile de palme ont des conséquences catastrophiques, tant sur le plan écologique que social. C’est pourquoi les VERT-E-S s’opposent avec force à l’accord de libre-échange avec la Malaisie.