En adoptant cette Lex Beznau, le Conseil fédéral soumet la population à un risque nucléaire accru et se joue des principes de notre Etat de droit.
Adèle Thorens Goumaz, conseillère nationale VD

Depuis le 19 août 2015, une procédure judiciaire est ouverte à l’encontre de la centrale de Beznau. Un groupe de riverains demande que l’autorité de surveillance des centrales, l’IFSN, ordonne immédiatement la mise hors service de la centrale actuellement à l’arrêt suite à des faiblesses détectées dans sa cuve. La raison invoquée est une mauvaise interprétation, par l’IFSN, des dispositions légales de sécurité. Le dossier est actuellement sur le bureau du Tribunal administratif fédéral.

Afin de ne pas compromettre l’exploitation de Beznau I, le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui d’édulcorer les normes sécuritaires des centrales nucléaires (Lex Beznau) : c’est scandaleux pour les Verts. Le Conseil fédéral ne coupe pas seulement dans les normes de sécurité, il foule également aux pieds la séparation des pouvoirs, principe-clé de l’Etat de droit, en s’immisçant dans une procédure judiciaire et en ignorant une intervention parlementaire qui demande un rapport indépendant dans lequel ils analyseront de manière approfondie les conséquences pour la population de la Lex Beznau.

Les Verts examineront le lancement d’une initiative avec les associations environnementales

Ce procédé déplorable montre, une fois de plus, qu’une seule option est possible : il faut fermer maintenant et de façon définitive la centrale de Beznau. Les Verts examineront, avec les associations environnementales et anti-nucléaires, la manière de procéder et le lancement d’une initiative.