Avec l’accord de libre-échange conclu avec les États du Mercosur, il serait notamment possible d’importer chaque année, en franchise de droits de douane, l’équivalent de 15 millions de steaks ou de 7 millions de bouteilles de vin. Ces importations à bas prix contribuent à la destruction de la forêt amazonienne et exercent une forte pression sur l’agriculture suisse : elles pourraient coûter jusqu’à 115 millions de francs par an aux agricultrices et agriculteurs suisses.

« Le Conseil fédéral continue d’augmenter la pression sur les prix des agriculteurs et agricultrices suisses avec des importations à bas prix en provenance des pays du Mercosur et pense pouvoir régler ce problème à coups d’indemnités de plusieurs millions », critique Rudi Berli, conseiller national GE. « C’est un piètre marchandage aux dépens de l’agriculture et de la forêt tropicale amazonienne. » Il est absurde, tant du point de vue de la politique agricole que sur le plan écologique, de transporter à l’autre bout du monde des denrées alimentaires qui pourraient être produites en Suisse.

De plus, l’accord ne prévoit aucune disposition contraignante en matière de durabilité. Toutes les propositions concrètes visant à réduire les effets négatifs sur la forêt tropicale et le climat, par exemple un soutien financier au Fonds Amazonie pour protéger la forêt amazonienne, ont été rejetées par les partis bourgeois. Les VERT-E-S s’engageront avec détermination, durant la session d’été, en faveur de mesures de compensation efficaces. Sans améliorations substantielles, les VERT-E-S sont prêt-e-s à lancer un référendum aux côtés des agricultrices et agriculteurs, ainsi que des organisations environnementales et de défense des droits humains.