Une politique de démantèlement nuisible, signe de priorités erronées
La politique financière que mène actuellement le Conseil fédéral et la droite est facile à résumer : ils sous-évaluent constamment le budget fédéral – avec des « plans » ne servant qu’à démanteler, ne parlent ni de ses conséquences négatives, ni de nouvelles recettes et encore moins de la rigidité du frein aux dépenses et suppriment les plus importantes dépenses pour l’avenir, tout en trouvant des milliards supplémentaires pour l’armée. Il est temps de changer de cap pour en finir avec cette politique de démantèlement aussi nuisible qu’idéologique.
Le Conseil national entame aujourd’hui le débat sur le plan de démantèlement fossoyeur d’avenir concocté par le Conseil fédéral. Témoin d’une politique financière irresponsable, il nous coûtera cher : « Le plan de démantèlement et la politique bourgeoise d’austérité ignorent les défis de notre époque et infligent aux jeunes générations d’énormes dettes », s’indigne Gerhard Andrey, conseiller national FR. « Notre pays doit pouvoir se consacrer à ses tâches à venir – comme la protection climatique, la modernisation de nos infrastructures ou le renforcement de la coopération internationale – et la politique doit en définir les priorités. »
Cette politique financière idéologique, un autogoal !
Les finances fédérales sont en très bonne santé et la Suisse a un endettement extrêmement bas à l’échelle internationale. Depuis l’année 2000, la Confédération affiche presque chaque année des bénéfices, sauf durant les années de pandémie. Même pour l’AVS, les scénarios catastrophes se sont révélés infondés. Les dépenses fédérales ne posent pas de problème, puisqu’elles sont aujourd’hui au même niveau qu’en 1994 par rapport au PIB. « La réalité démasque la politique financière de la droite pour ce qu’elle est : une manœuvre idéologique destinée à démanteler la cohésion sociale et la protection du climat », explique Lisa Mazzone, présidente des VERT-E-S suisses. « Pour la société, le retour aux années 80 de ce plan d’austérité est un fracassant autogoal. »
En effet, les priorités fixées par le Conseil fédéral et la droite sont dépassées, myopes et néfastes pour la société : des chars et des cartouches n’offrent aucune sécurité. Et au contraire, en investissant dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, comme le propose l’initiative pour un fonds climat des VERT-E-S, nous assurons notre approvisionnement en électricité et l’indépendance de la Suisse vis-à-vis des États autocratiques producteurs de pétrole.
Mettre fin au plan de démantèlement et fixer de nouvelles priorités
Ce plan, dit « d’allègement », ne vise qu’à rogner massivement sans vraiment proposer de nouvelles recettes. Or, les VERT-E-S ont déjà fait plusieurs propositions pour les augmenter de manière socialement supportable, par exemple en taxant les produits de luxe, les transactions financières ou le kérosène. Lorsqu’il s’agit de s’armer, la droite approuve immédiatement des milliards de dépenses supplémentaires. Mais pour le climat, la formation, la coopération au développement, la promotion de l’égalité et la conciliation famille – travail, il faut se battre pour chaque centime. De telles priorités démasquent le mythe des « contraintes budgétaires ».
Les véritables coûts de la politique de démantèlement sont clairs : chaque franc que nous supprimons aujourd’hui dans le Programme Bâtiments et la protection du climat nous coûtera bien plus cher demain. En augmentant les taxes d’études et en sabrant dans la recherche et la formation, nous scions la branche sur laquelle notre société est assise. Le Conseil national doit assumer ses responsabilités et décider de mettre un terme à ce plan de démantèlement néfaste. Si ce n’est pas le cas, les VERT-E-S sont prêt-e-s à le stopper dans les urnes si nécessaire, au sein d’une large alliance avec les syndicats, les milieux estudiantins et de la recherche et les organisations environnementales.