Les VERT-E-S sont horrifié-e-s par la guerre qui se poursuit à Gaza et qui a coûté la vie à près de 30’000 personnes jusqu’à présent dont une majorité de civil-e-s. Face à la situation humanitaire catastrophique, les VERT-E-S appellent à un cessez-le-feu immédiat et à un respect inconditionnel du droit international humanitaire. Les VERT-E-S exigent en outre que les otages encore aux mains du Hamas soient libéré-e-s immédiatement et sans condition et que la Suisse s’associe aux sanctions à l’encontre des colons israéliens violents en Cisjordanie.

(4.3.2024) Les VERT-E-S ont condamné clairement et sans équivoque le jour même les massacres et les prises d’otages à caractère antisémite perpétrés par le Hamas, les qualifiant de terrorisme contre la population civile israélienne. Ils et elles saluent également le fait qu’à l’avenir le Hamas soit considéré comme une organisation terroriste en Suisse et soit donc interdit.

Cependant, la terreur du Hamas ne peut en aucun cas légitimer la commission de crimes de guerre ou de violations du droit international humanitaire par les forces armées israéliennes. Même dans le cadre de la légitime défense d’Israël, le droit international humanitaire est absolu, inconditionnel et s’applique de la même manière à toutes les parties au conflit. La population civile doit également être protégée dans ces circonstances. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. La situation humanitaire dans la bande de Gaza est catastrophique. Les attaques militaires sur la bande de Gaza, dont le gouvernement nationaliste de droite de Netanyahu est responsable, ont jusqu’à présent coûté la vie à près de 30’000 personnes, en majorité des civil-e-s. D’innombrables autres sont blessées, en fuite, touchées par la faim et privées de soins médicaux suffisants. Cette situation est insoutenable. Les VERT-E-S condamnent les attaques continues et appellent à nouveau à un cessez-le-feu immédiat. 

Le conflit au Proche-Orient, qui dure depuis des décennies, ne peut être résolu que par des négociations politiques et non par la force (militaire). C’est pourquoi les VERT-E-S demandent instamment au Conseil fédéral de s’engager comme Etat dépositaire des conventions de Genève, avec tous les moyens diplomatiques disponibles, en faveur du respect du droit international humanitaire, d’une levée du blocus de la Bande de Gaza, en particulier sur les biens de première nécessité tels que l’eau, la nourriture et l’électricité, d’une libération inconditionnelle des otages aux mains du Hamas et d’un cessez-le-feu immédiat. Dans l’objectif d’une paix durable, le Conseil fédéral doit s’engager activement en faveur de négociations diplomatiques ayant pour but de garantir à la fois le droit à l’existence d’Israël et un avenir démocratique et autodéterminé pour les Palestinien-ne-s. le Conseil fédéral doit également condamner sans ambiguïté les déclarations de membres du gouvernement israélien qui demandent l’expulsion de la population palestinienne de la bande de Gaza. La Suisse doit s’associer aux sanctions prises par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France contre les colons israéliens violents envers la population civile en Cisjordanie.

La population civile doit être protégée

Les VERT-E-S ont dénoncé par le passé le fait que le gouvernement israélien sabote le processus de paix dans le conflit au Proche-Orient, notamment par la création de colonies en violation du droit international. Nous avons dénoncé aussi la situation humanitaire catastrophique, en particulier dans la Bande de Gaza.

Mais cette situation ne peut et ne doit en aucun cas légitimer ou relativiser les massacres terroristes et les prises d’otages perpétrés par le Hamas le 7 octobre dernier. Un massacre que les VERT-E-S ont condamné sans équivoque le jour même. Ces actes de terreur sont largement motivés par l’antisémitisme.

Inversement, la terreur du Hamas ne légitime pas des crimes de guerre ou des violations du droit international humanitaire commis par les forces armées israéliennes. Même dans le cadre de la légitime défense, le droit international humanitaire est absolu, inconditionnel et s’applique de la même manière à toutes les parties au conflit. La population civile doit en toute circonstance être protégée. Dans ce sens, le Conseil fédéral doit s’assurer que l’UNRWA dispose à l’avenir des moyens financiers nécessaires pour poursuivre son travail. Ce travail est essentiel tant pour l’approvisionnement de la population civile palestinienne que pour la stabilité au Proche-Orient.

La Suisse a besoin d’un plan d’action contre l’antisémitisme

Dans le sillage de l’escalade de la violence au Proche-Orient, les attaques antisémites contre la population juive se multiplient malheureusement aussi en Suisse. Cette évolution est intolérable. C’est pourquoi les VERT-E-S réitèrent leur demande d’un plan d’action contre l’antisémitisme (voir la motion 22.3307 déposée par la conseillère nationale verte Sibel Arslan et signée par une majorité du Conseil national). Le Parlement doit corriger au plus vite l’incompréhensible proposition de rejet du Conseil fédéral et affirmer clairement qu’il n’y a pas de place pour l’antisémitisme en Suisse. 

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