Pourquoi voter NON ?

Le 14 juin, nous nous prononcerons sur « l’initiative du chaos » de l’UDC, également appelée « initiative pour une Suisse à 10 millions d’habitants », qui attaque les droits humains. Elle vise à priver délibérément certaines personnes de leurs droits dans notre pays tout en détruisant nos relations avec l’Union européenne.  

Il est clair que nous voterons NON à cette initiative. Voici pourquoi :  

  • NON au mépris des droits fondamentaux et des droits humains : la suppression du droit de séjour pour les personnes fuyant la guerre, la réintroduction du statut inhumain de saisonnier et la séparation des familles. Ce ne sont là que trois exemples parmi la multitude de pratiques contraires aux droits fondamentaux, aux droits humains et au droit international qui feraient leur apparition en Suisse si l’initiative était acceptée.   
  • NON à l’isolement de la Suisse en ces temps incertains : l’acceptation de l’initiative entraînerait la résiliation des accords bilatéraux avec l’UE. En ces temps incertains, se détourner de notre partenaire commercial et allié le plus proche met notre prospérité en péril. De plus, c’est la porte ouverte à toutes les pressions et jeux de pouvoir des grandes puissances contre une Suisse isolée. 
  • NON au chaos – emplois, salaires et soins en danger : pénurie de personnel dans le secteur des soins et de la santé, arrêt des chantiers, perte de milliers d’emplois dans le secteur des exportations, affaiblissement de la protection salariale, hausse des primes et embouteillages interminables dans les régions frontalières – l’initiative de l’UDC plongerait la Suisse dans le chaos. 

Faire un don 

Grâce à votre soutien, nous pouvons remporter le scrutin du 14 juin 2026. Ensemble, nous empêcherons cette attaque contre les droits humains dans notre pays et le sabotage de nos relations avec l’Union européenne.   

Un plan sans scrupules de l’UDC

Avec son initiative extrême, l’UDC poursuit deux objectifs réactionnaires :

  • Elle veut supprimer de nombreux droits fondamentaux et droits humains des familles, des personnes réfugiées et des personnes de nationalité étrangère en Suisse.  
  • Elle veut isoler la Suisse du reste de l’Europe en dénonçant la libre circulation des personnes et, par conséquent, les accords bilatéraux avec l’UE.  

Telles seraient en effet les conséquences si les seuils démographiques définis par l’initiative étaient atteints. La Confédération et les cantons seraient alors contraints, pour se soumettre aux désirs de l’UDC, de prendre ces mesures chaotiques et inhumaines.

L’initiative bafoue les droits fondamentaux et les droits humains

Dès que la population atteindra le seuil de 9,5 millions d’habitant-e-sles personnes déplacées par la guerre ne pourraient plus obtenir de droit de séjour et le regroupement familial serait considérablement entravé. La menace de dénonciation d’accords internationaux tels que le Pacte mondial sur les migrations de l’ONU, la Convention relative au statut des réfugié-e-sla Convention relative aux droits de l’enfant et même la Convention européenne des droits de l’homme fait craindre que le droit d’asile ne soit de facto aboli 

L’initiative porte donc principalement atteinte aux droits des personnes vulnérables en quête de protection. L’initiative du chaos de l’UDC bafoue ainsi les droits fondamentaux et le droit international. 

L’initiative réintroduit le statut précaire des saisonniers

L’initiative risque d’entraîner la réintroduction du statut inhumain de saisonnier.   

Ce que veut l’UDC ? Que les personnes de nationalité étrangère viennent en Suisse pour une courte durée afin de travailler dur sur nos chantiers ou dans nos champs – sans droits sociaux, sans sécurité financière et sans leurs familles. Nous ne devons pas permettre le retour de cette politique d’exploitation inhumaine.

L’initiative isole la Suisse

L’initiative a pour objectif explicite la dénonciation de l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE. Cela restreindrait largement nos droits et libertés : à l’avenir, il ne serait plus aussi facile d’étudier, de vivre ou de travailler dans d’autres pays européens. Des centaines de milliers de Suisses et de Suissesses de l’étranger vivant dans l’UE pourraient en outre perdre leur droit de séjour.  

La dénonciation de la libre circulation des personnes entraînerait automatiquement la dénonciation des accords bilatéraux. Une telle dénonciation ébranlerait profondément nos relations avec l’UE, alors qu’elle est notre principale partenaire commerciale. La moitié de nos exportations est destinée à l’UE, soit dix fois plus qu’à la Chine et trois fois plus qu’aux États-Unis. L’initiative compliquerait ces exportations et mettrait en danger notre prospérité. Elle risque d’entraîner des licenciements, une hausse du chômage et des pertes de revenus pouvant atteindre 2 500 francs par an et par personne. 

De plus, dans un contexte géopolitique instable, se mettre à dos notre principal allié et partenaire commercial ouvre la porte à toutes les pressions et jeux de pouvoir des grandes puissances contre une Suisse isolée. Si l’initiative de l’UDC profite à quelqu’un, ce sont bien les Trump et les Poutine de ce monde.  

Or, dans le contexte mondial actuel, il serait d’autant plus important que la Suisse s’efforce d’entretenir de bonnes relations avec ses partenaires européens, plutôt que de se recroqueviller sur une position isolationniste et très exposée.

Cette initiative réactionnaire isole la Suisse, alors même que la situation géopolitique est déjà tendue. C’est précisément maintenant que nous avons besoin de relations fiables et stables avec nos partenaires européens. Faire cavalier seul est un risque que nous ne pouvons pas nous permettre.
Delphine Klopfenstein Broggini, conseillère nationale GE

 

Emplois, salaires, soins et AVS en danger

La résiliation de la libre circulation des personnes met en danger le droit de séjour de centaines de milliers de citoyennes et citoyens de l’UE en Suisse, ainsi que celui d’autant de Suissesses et de Suisses dans l’UE. Le regroupement familial pour les personnes originaires de l’UE serait considérablement restreint, voire supprimé. Des familles risquent d’être séparées. 

Mais les conséquences vont encore plus loin : nous pourrions perdre des dizaines de milliers d’emplois dans le secteur des exportations, de la santé, des EMS, de la construction ou de la restauration ; autant de domaines qui seraient soudainement à l’arrêt. La vie serait marquée par une pénurie de personnel. 

Les primes d’assurance maladie, les coûts de construction et même le prix d’un café à emporter grimperaient en flèche. Tout comme les files d’attente aux urgences des hôpitaux. Les régions frontalières en particulier, qui revêtent une importance particulière pour le petit territoire Suisse, seraient submergées par les embouteillages.  

Enfin, l’initiative s’attaque à la protection des salaires en Suisse. L’adopter entraînerait une chute drastique des salaires dans de nombreux secteurs.   

En bref : l’initiative plongerait la Suisse et nous toutes et tous dans le chaos. 

Pour toutes ces raisons : ne laissons aucune chance à cette initiative du chaos de l’UDC dans les urnes. NON le 14 juin ! 

A noter que le 14 juin, nous votons aussi sur la modification de la loi sur le service civil. Nous disons également clairement NON à cette proposition. Pour en savoir plus : 

👉 Sauver le service civil