Cette année encore, les comptes 2025 de la Confédération s’avèrent meilleurs que budgétés. Alors qu’ils auraient la marge de manœuvre financière pour investir dans l’avenir, Conseil fédéral et Parlement préfèrent économiser à tout-va, même si la Suisse a un taux d’endettement extrêmement bas, qui ne cesse de diminuer, et que les fonds de réserve sont bien dotés. «Chaque année, le Conseil fédéral nous fait croire que les finances fédérales sont au bout du rouleau», constate Gerhard Andrey, conseiller national FR. «En vérité, ces démantèlements et ces économies sont purement idéologiques et mal placés. En coupant massivement dans la protection climatique, la formation et la coopération internationale, le Conseil fédéral accumule des dettes au détriment des générations futures.»

Nous assistons au rituel annuel d’une clôture « étonnamment » positive des finances fédérales, qui cherche à justifier la politique financière erronée du gouvernement. Raison invoquée : la Confédération n’a pas d’argent, on freine partout des quatre fers. Ceci au détriment également de la sécurité et de la cohésion sociale. Légèrement adapter le frein aux dépenses, comme l’ont proposé les VERT-E-S plusieurs fois déjà, est rejeté de manière outrée et sans discussion.

« Il faut mettre fin à cette politique d’austérité irresponsable », déclare Gerhard Andrey. «Nous devons construire l’avenir du pays et les responsables politiques doivent susciter l’enthousiasme de la population pour cela. Le Parlement doit geler de suite le train d’économies, synonymes de démantèlements. » En effet, ces coupes portent préjudice à la population et aux générations futures. Lors de la session de printemps, le Conseil national a tout en main pour y remédier … faute de quoi, les VERT-E-S lanceront un référendum, déjà soutenu par plus de 32’000 personnes.