Albert Rösti ressort ses projets autoroutiers au mépris de la population
Alors que la population a clairement rejeté les projets de méga autoroutes d’Albert Rösti, fin 2024, celui-ci veut les réintroduire par la petite porte dans le projet « Transports ‘45 ». Outrepasser une décision populaire est un déni de démocratie. La population veut une politique de mobilité durable qui mise sur le développement du rail, des transports publics et des aménagements pour vélos.
Suite aux recommandations émises dans l’expertise «Transports ‘45», le Conseil fédéral présente aujourd’hui la priorisation des projets qu’il entend réaliser d’ici 2045 dans les domaines du rail, des routes et du trafic d’agglomération.
Et qu’annonce Albert Rösti? Il revient avec des projets autoroutiers de grande ampleur – pour un montant de 11 milliards de francs -, alors qu’il y a à peine une année, la population s’est clairement opposée à la construction de nouvelles autoroutes, pour des raisons environnementales. Pire, il réintroduit les projets explicitement refusés de Bâle, Saint-Gall, et Schaffhouse. « Cette manœuvre du conseiller fédéral Albert Rösti est inacceptable », dénonce Lisa Mazzone, présidente des VERT-E-S. « C’est mépriser la volonté populaire et un déni de démocratie. Nous ne laisserons pas faire.»
Plus d’infrastructures ferroviaires
Les besoins d’investissements dans les infrastructures ferroviaires sont énormes, comme l’a montré l’expertise « Transports ‘45 ». Pour les VERT-E-S, il est clair que le rail doit être priorisé par rapport à la route. « Les investissements prévus dans le développement du rail sont donc une très bonne chose », souligne Lisa Mazzone. La Suisse doit investir dans une mobilité durable et efficace. Lisa Mazzone précise : « Une mobilité durable doit tenir compte de l’espace limité en Suisse et promouvoir de manière ciblée le trafic cycliste et piétonnier dans les villes et les agglomérations. Il est tout de même absurde que près d’un cinquième de tous les trajets en voiture soient inférieurs à 5 kilomètres.» Pour ce faire, il faut augmenter les moyens à disposition du fonds d’infrastructure ferroviaire et des programmes d’agglomération.