Alors que la campagne bat son plein, les VERT-E-S se sont largement mobilisé-e-s pour le fonds climat lors de leur assemblée des délégué-e-s, samedi à Coire (GR). Dans son discours, la présidente du parti, Lisa Mazzone, a rappelé que la Suisse se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Et qu’elle est loin de réaliser ses objectifs climatiques. « Nous devons investir dès aujourd’hui, pour ne pas faire peser le poids de l’inaction aux générations futures, qui subiront encore plus fort l’impact du réchauffement climatique. » Et d’ajouter qu’il était inacceptable que le Conseil fédéral injecte des milliards supplémentaires dans l’armée et le développement des autoroutes, qui plus est par la TVA, alors qu’il refuse le fonds climat « qui, lui, améliore la qualité de vie, offre des perspectives économiques et protège le climat ». Après une allocution de la présidente des Vert-e-s autrichien-ne-s, Leonore Gewessler, sur les actions menées en Autriche dans la protection du climat, et une table ronde sur le fonds climat, les délégué-e-s ont réitéré leur soutien sans faille à ce grand projet de notre génération. Le fonds climat permettra à la Suisse d’enfin consentir aux investissements nécessaires pour notre avenir, mais aussi de se libérer des énergies fossiles et de garantir une sécurité d’approvisionnement. 

Oui à l’imposition individuelle 
Réuni-e-s à Coire, les délégué-e-s se sont clairement prononcés en faveur de l’imposition individuelle, une réforme fiscale qui vise à supprimer la pénalité du mariage et renforcer l’égalité. « Avec l’imposition individuelle, chaque conjoint est encouragé à avoir un revenu professionnel. Par conséquence, les femmes et les mères deviennent financièrement plus indépendantes et ont une meilleure prévoyance-vieillesse », a plaidé Sophie Michaud Gigon, conseillère nationale VD. 

Les VERT-E-S ont ensuite rejeté l’initiative sur l’argent liquide, mais soutiennent son contre-projet élaboré par le Conseil fédéral et le Parlement. 

Non aux attaques contre la démocratie 
Les délégué-e-s se sont ensuite opposé-e-s à l’unanimité à l’initiative anti-SSR. « Réduire de moitié le budget de la SSR est extrêmement dangereux alors que les fausses informations inondent le monde numérique. Nous avons besoin d’informations et de débats équilibrés dans toutes les régions du pays », a commenté Delphine Klopfenstein Broggini, conseillère nationale GE. « Cette initiative La SSR est dangereuse tant pour la cohésion nationale que la démocratie. La SSR doit pouvoir continuer à contribuer à la formation de l’opinion publique en diffusant des informations variées. » 

Pour des règles claires dans le monde numérique 
Finalement, les délégué-e-s ont accepté la résolution « Pour un cyberespace démocratique, social et durable ». Ce texte, lancé par des centaines de Vert-e-s, lors du Sommet du Changement en novembre dernier, définit les lignes directrices de la politique numérique soutenue par le parti. « L’espace numérique doit être doté d’une réelle réglementation, faire preuve de transparence, renforcer la démocratie. Mais il doit également être durable et garantir l’inclusion de toutes et tous », a souligné Felix Wettstein conseiller national SO. Une politique numérique que les VERT-E-S défendent déjà, notamment en demandant depuis longtemps une vraie réglementation des plateformes.