1. Ce que nous souhaitons réaliser
  2. Buts du groupe de travail LGBTIQ+ durant l’actuelle legislature
    1. Vivre la diversité
    2. Protéger la vie commune
    3. Soutenir les personnes trans
    4. Pas d’attribution de genre aux enfants intersexes
    5. Interdire les thérapies de conversion
    6. Asummer nos responsabilités internationales 
    7. Pour notre santé
    8. Favoriser la parentalité homosexuelle

Ce que nous souhaitons réaliser

Pour les VERT-E-S, il est évident que toutes les personnes ont les mêmes droits et opportunités quelle que soit leur identité de genre ou leur orientation sexuelle ou émotionnelle. Pionnier, notre parti est à l’avant-garde de l’égalité depuis des décennies. Et dès notre création, nous avons eu à cœur de rendre notre société ouverte, en nous engageant en faveur des droits des personnes homosexuelles, bisexuelles, trans, intersexes, non binaires et queer.

Au Parlement, nous avons lutté en faveur du mariage pour toutes et tous depuis 1998 et son instauration est un jalon pour la Suisse, mais surtout pour l’égalité des personnes LGBTIQ+. Dans notre pays, les idées moralisantes et bornées sur les rôles genrés ou les orientations sexuelles ou émotionnelles sont en recul ; la bipartition homme-femme s’effrite peu à peu, au grand dam de la majorité bourgeoise du Parlement, qui exerce une forte pression pour conserver l’image de la famille binaire traditionnelle.

À l’échelle mondiale au contraire, les droits des personnes LGBTIQ+ sont en recul et la répression contre les libertés a tendance à s’aggraver.

Buts du groupe de travail LGBTIQ+ durant l’actuelle législature

2.1    Vivre la diversité

De plus en plus de personnes ne se sentent plus appartenir au monde binaire. La répartition en deux genres inflexibles imprègne fortement notre quotidien et contraint de nombreuses personnes à endosser des rôles rigides ne correspondant pas à leurs besoins ou à leur identité propre. C’est pourquoi nous voulons

  • faire reconnaître l’existence des personnes non binaires en ajoutant une troisième option de genre à celles du féminin et du masculin.
  • mener une large discussion sur la manière de dépasser des catégories telles que l’identité genrée ou l’orientation sexuelle ou émotionnelle en tant que principaux marqueurs sociaux.
  • lancer une campagne contre la violence psychologique et physique envers les personnes LGBTIQ+.
  • protéger les personnes LGBTIQ+ contre les discriminations sur le marché du travail et à leur place de travail.
  • accompagner les établissements publics, notamment dans la sécurité, la formation ou la santé, afin qu’ils abordent mieux la diversité genrée.

2.2    Protéger la vie commune

Le mariage pour toutes et tous a été un grand succès pour la communauté queer. Cette votation a montré à quel point la société avait changé ces dernières décennies. L’ouverture du mariage a créé une égalité fondamentale entre les couples. Mais il est rigide et pour de nombreuses personnes trop réglementé, car elles souhaitent une protection plus simple. Nous voulons

  • simplifier la vie en concubinage, en améliorant la protection juridique sans créer de contrats compliqués.
  • rendre accessible le PACS (« pacte civil de solidarité ») à tout type de relation de couple.

2.3    Soutenir les personnes trans

L’identité de genre est une question individuelle et chaque personne a le droit de la vivre pleinement. Depuis 2022, il est plus simple de changer son inscription de genre : c’est un soulagement. Mais des améliorations sont nécessaires dans d’autres domaines afin de soutenir les personnes trans. Nous voulons

  • élargir la norme pénale contre le racisme en y ajoutant l’identité de genre, pour protéger les personnes trans de déclarations ou actes dénigrant leur identité.
  • instaurer un registre de tous les actes de violence contre les personnes trans.
  • faciliter l’accès à un accompagnement approprié, à la médiation et aux interventions chirurgicales accompagnant la transition choisie.
  • soutenir les jeunes personnes trans par un accompagnement adéquat dans le cadre scolaire.
  • faciliter l’accès égalitaire des personnes trans et intersexes aux loisirs, notamment sportifs.

2.4    Pas d’attribution de genre aux enfants intersexes

La santé des enfants intersexes requiert rarement de les traiter médicalement. Or, on procède encore à des interventions chirurgicales ou à des traitements hormonaux injustifiés, ce qui prive les personnes intersexes de leur droit à l’autodétermination.

  • Nous voulons empêcher des opérations médicalement non nécessaires sur des enfants intersexes.

2.5    Interdire les thérapies de conversion

Il existe encore des thérapies prétendant remettre des personnes homosexuelles sur le « droit » chemin. Résultats : elles sont souvent cause de souffrance et aggravent le dilemme des personnes concernées, en particulier des jeunes, au lieu de les aider à s’autodéterminer. Les pays limitrophes ayant interdit les thérapies de conversion, différentes organisations se sont rabattues sur la Suisse.

  • Nous voulons interdire les thérapies de conversion en Suisse.

2.6    Assumer nos responsabilités internationales

De nombreux pays connaissent non pas des progrès, mais des régressions, rendant plus difficile la situation des personnes LGBTIQ+. Dans beaucoup de pays, l’homosexualité est poursuivie pénalement, et parfois même sanctionnée par la peine de mort. La situation se péjore même dans des pays proches, comme la Hongrie. Nous voulons

  • définir la situation des personnes LGBTIQ+ comme axe de notre politique (économique) extérieure et exiger le respect des droits humains.
  • garantir le statut de personne réfugiée si elle a fui un pays dans lequel elle était criminalisée ou poursuivie pénalement
  • accompagner et protéger les personnes LGBTIQ+ requérant l’asile durant toute la procédure.
  • soutenir et défendre les activistes ou organisations LGBTIQ+ dans le monde entier.

2.7    Pour notre santé

Notre couverture sanitaire doit être ouverte à toute personne sans discrimination. La longue attente pour recevoir le vaccin contre la variole du singe a montré l’urgence de cette thématique. Nous voulons

  • intégrer la prophylaxie préexposition contre le VIH et les tests sur les infections sexuellement transmissibles aux coûts assumés par les caisses-maladie.
  • exiger des autorités qu’elles agissent rapidement en cas de maladies infectieuses portant surtout atteinte aux personnes LBGTIQ+.
  • encourager le personnel soignant à prendre en charge les personnes LGBTIQ+ avec respect et professionnalisme.
  • donner accès aux personnes intersexes et trans à un accompagnement médical approprié et de qualité.

2.8    Favoriser la parentalité homosexuelle

Le mariage pour toutes et tous ouvre l’adoption aux couples homosexuels. Mais la procédure permettant au deuxième parent d’adopter reste entachée d’obstacles administratifs. La gestation pour autrui n’étant pas reconnue en Suisse, des couples homosexuels – tout comme hétérosexuels – ont recours à des mères porteuses à l’étranger. En légalisant la gestation pour autrui, la Suisse pourrait édicter des directives éthiques pour protéger les mères porteuses et clarifier le statut juridique de l’enfant. La gestation pour autrui fait cependant l’objet de grandes réserves, car c’est souvent une affaire commerciale. Nous voulons

  • simplifier la procédure d’adoption pour le deuxième parent.
  • exiger que la Suisse reconnaisse les procédures de procréation médicalement assistée réalisées à l’étranger.
  • que les VERT-E-S rédigent une prise de position sur la gestation pour autrui.