A chaque crise, le personnel infirmier est en première ligne. Au lieu de le soutenir, comme l’a demandé la population, que fait la Commission de la santé ? Elle sabote honteusement toute tentative d’améliorer concrètement ses conditions de travail. 
Léonore Porchet, conseillère nationale VD

En 2021, la population a accepté à 61% l’initiative sur les soins infirmiers, un projet visant à améliorer les conditions de travail du personnel soignant. Aujourd’hui, la majorité de la Commission de la santé du Conseil national vient de vider le maigre projet de loi du Conseil fédéral de sa substance.

Si elle est gardée en l’état, cette loi n’apportera pas de véritable amélioration au personnel soignant. La commission a, par exemple, renoncé à plafonner la durée maximale du temps de travail. Un affront pour les professionnel-le-s de la santé qui travaillent de longues heures sous une pression constante, et un affront pour la population dont la décision n’est pas respectée.

Chaque crise, chaque catastrophe le montre : le personnel infirmier est en première ligne. Améliorer les conditions de travail dans les soins est une urgence politique absolue, pour la santé des travailleurs et travailleuses, mais aussi la santé de toute la population.

Les VERT-E-S s’engagent pour une vraie amélioration des conditions de travail, notamment une diminution du nombre d’heures hebdomadaires à 38 heures. Nous mettrons tout en œuvre pour que le Conseil national redresse la barre.