Nous pensions que c’était impossible, mais la majorité bourgeoise a réussi à saper encore plus la loi sur les soins infirmiers. Au lieu d’améliorer les conditions de travail, elle supprime les droits déjà minimes du personnel soignant.
Léonore Porchet, conseillère nationale VD

L’initiative sur les soins infirmiers, largement acceptée par le peuple, a un mandat clair : les conditions de travail du personnel soignant doivent être améliorées. Pourtant, la majorité bourgeoise de la Commission de la santé publique a complètement vidé de sa substance le projet de loi – déjà insuffisant – du Conseil fédéral.

Chaque crise montre que le personnel soignant est aux avant-postes. L’amélioration de ses conditions de travail est une urgence politique absolue. En s’obstinant à maintenir la durée maximale du travail à 50 heures, la commission bafoue la volonté populaire. De plus, elle élimine la possibilité, prévue par le Conseil fédéral, d’autoriser les organisations à déposer un recours au nom des salarié-e-s en cas de non-respect de la loi.

Conclusion : les conditions de travail du personnel soignant ne s’amélioreront pas de manière significative, contrairement à ce que revendique l’initiative. C’est un affront envers les soignant-e-s et envers la population, dont la décision n’est pas respectée. Seule concession obtenue grâce aux VERT-E-S : les pauses du personnel soignant seront désormais considérées comme du temps de travail rémunéré. Le Conseil national doit maintenant corriger letir.