L’une des revendications centrales de la grève des femmes était : plus de femmes dans les organes décisionnels. Le Conseil des Etats ne peut pas ignorer cette demande de centaines de milliers de personnes. Contrairement à sa commission des affaires juridiques, il doit maintenant s’engager pour des seuils contraignants de représentation des sexes dans la direction des entreprises suisses.
Adèle Thorens Goumaz, conseillère nationale VD

Aujourd’hui, lors des débats sur la révision du droit de la société anonyme, le Conseil des Etats peut montrer qu’il prend au sérieux les revendications de la grève des femmes du 14 juin. Il doit revenir sur la décision de sa commission des affaires juridiques de mai dernier de biffer l’introduction de seuils de représentation des sexes dans la direction des entreprises suisses cotées en bourse.
 
Les seuils proposés d’un petit 20% pour les directions, resp. 30% pour les conseils d’administration représentaient déjà de bien timides avancées. Biffer le seuil pour les directions serait non seulement un affront pour toutes celles et tous ceux qui ont manifesté pour l’égalité vendredi passé. Mais aussi une preuve de plus de la déconnexion du Conseil des Etats des besoins et attentes de la population.